Aveyron Labo

Les signes cliniques induits par les virus BTV-4 & BTV-8 en France métropolitaine

Le bulletin épidémiologique Anses DGAL vient de publier un article sur les signes cliniques induits par les virus BTV-4 et BTV-8 de la fièvre catarrhale ovine en France métropolitaine.

En résumé, des signes cliniques les plus fréquents étaient :

  • Pour les bovins atteints par la FCO-8 entre le 16 août 2017 et le 24 janvier 2018 : abattement et dépression (41 %), chute d’appétit et anorexie (35 %), avortement (32 %). Même si la FCO ne peut entraîner des avortements (avec infection de l’avorton), un lien de causalité n’a pas pu être déterminé pour la plupart des foyers dû à l’absence d’analyse sur l’avorton. Une révision des critères de suspicion clinique de FCO est donc en cours, incluant les avortements, avec des modalités de confirmation biologique adaptées.
  • Chez les ovins et caprins infestés par le virus BTV-4 en Corse au 24 janvier 2018 : abattement ou dépression (78 %), œdème de la face, inter-mandibulaire ou du mufle (42 %), jetage nasal, perte d’appétit ou anorexie, et hyperthermie (33 %). Aucun foyer clinique de FCO-4 n'a été détecté en France continentale à ce jour. Cependant, le faible nombre de foyers détecté depuis novembre 2017, majoritairement durant une période d’inactivité vectorielle, laisse envisager une possible apparition de foyers cliniques au printemps-été 2018. La surveillance événementielle est donc fondamentale afin de surveiller les évolutions possibles de la circulation virale et de l’impact clinique du BTV-4.

Réf : Plateforme ESA - pour plus de details : http://bulletinepidemiologique.mag.anses.fr/sites/default/files/O-008_2018-03-12_FCO4-France_Pandolfi_VF.pdf
 

Cas de FCO de sérotype 4 en Haute-Savoie

Un cas de FCO de sérotype 4 a été détecté et confirmé le 6 novembre 2017 par le LNR Anses (laboratoire nationale de référence) chez un veau de 15 jours provenant d’une exploitation de Haute-Savoie et destiné à être exporté vers l’Espagne.

Il s’agit du premier cas de sérotype 4 en France continentale, alors que le sérotype de type 8 sévit depuis 2015.

Conformément à la réglementation de l’UE, des mesures d’urgence ont été prises :

-        un périmètre interdit de 20 kilomètres autour de l’exploitation d’origine

-        une vaccination d’urgence dans la zone de protection

-        tous le animaux présents dans le cheptel d’origine vont être contrôlés

-        5 départements sont en zone de protection (100 km autour du foyer)

Pour rappel, ce virus BTV4 circule en Corse, Sardaigne et Italie du Nord.

Le plan Eco Antibio 2 (2017-2021)

Le second plan pour diminuer l'utilisation des antibiotiques vétérinaires est arrivé.

Le but est d'obtenir la même tendance de baisse de l'utilisation d'antibiotiques que pour l'Eco Antibio 1 :

- pas d'objectif chiffré (sauf pour la Colistine)

- volonté d'aller plus loin dans les bonnes pratiques, la formation, et la sensibilisation sur le sujet

Le plan se décline en 20 mesures ; elles sont réparties en quatre axes :

1. développer des mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs

2. communiquer et former sur les enjeux de lutte contre l'antibiorésistance

3. mettre à disposition des outils d'évalutation et de suivi du recours aux antibiotiques ainsi que des outils pour leur prescription et admnistration responsables

4. élargir ces efforts vers l'Union européenne et l'international.

 

 

Antibiorésistance en santé animale

Le RESAPATH est un réseau de surveillance de l'antibiorésistance des bactéries pathogènes isolées chez les animaux malades (bovins, porcs et volailles, ovins, caprins carnivores et domestiques), animé par l'ANSES (l'Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire et de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail).

Notre laboratoire, AVEYRON LABO, adhérent au réseau, communique les données d'antibiogrammes des bactéries pathogènes des animaux analysés.

Le RESAPATH, grâce aux données de plus de 41.000 antibiogrammes de différents laboratoires (données 2015) a établi le bilan 2015 :

Globalement la tendance est à la stabilisation.

Concernant les antibiotiques critiques, il est relevé

- un taux élevé de résistance aux CEPHALOSPORINES 3è et 4è génération

            - de 4 à 6 % (veaux, chiens et chats, équidés)

             - inférieur ou égal à 3 % (poules/poulets, porcs, bovins adultes (2,4 %) et dindes

             - A NOTER : une baisse significative chez les poules / poulets, animaux de compagnie et veaux

- un taux élevé de résistance aux FLUOROQUINOLONES chez les bovins (22 %), mais stable

- une tendance générale à la baisse du phénomène de multirésistance (=résistance à au moins 3 familles d'antibiotiques), sauf pour les bovins dont la tendance est à la stabilité pour la période de 2011-2015 mais en hausse entre 2014-2015.

 

Réf : ANSES "bilan 2015 du Réseau d'épidémiosurveillance de l'antibiorésistance des bactéries pathogènes animales".

L'observatoire et suivi des causes d'avortements chez les ruminants

L'Observatoire et suivi des causes d’avortements chez les ruminants (Oscar)
est un dispositif qui vise à colliger et valoriser les résultats du diagnostic différentiel des avortements (DDA) chez les ruminants.
Sa finalité est d’améliorer la connaissance des causes infectieuses des
avortements, afin d’adapter les mesures de diagnostic, de prévention, et de lutte.
 
 
Extrait de la Plateforme ESA 8/6/16

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