Aveyron Labo

OSCAR : l'Observatoire et Suivi des Causes d'Avortements chez les Ruminants

a dressé le bilan pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2018.

Il s’appuie sur les données saisies par les GDS des 25 départements* (dont l’Aveyron) engagés dans le dispositif 2018.

Par rapport à l’année 2017, le nombre de séries abortives investiguées est plus important pour les trois espèces de ruminants (bovins, ovins et caprins), en lien avec l’augmentation du nombre de départements engagés dans le dispositif Oscar.

Principaux résultats 2018

  • En ateliers bovins, parmi les maladies recherchées systématiquement, la néosporose est la cause infectieuse la plus fréquemment rencontrée. Parmi les maladies à recherche facultative, et rapporté au nombre de diagnostics entrepris, l’ehrlichiose est la plus fréquemment rencontrée.
  • En ateliers ovins, parmi les maladies recherchées systématiquement, la toxoplasmose et la chlamydiose sont les plus fréquemment impliquées. Parmi les maladies à recherche facultative, et rapporté au nombre de diagnostics entrepris, la salmonellose est la plus fréquemment rencontrée.
  • En ateliers caprins, parmi les maladies recherchées systématiquement, la fièvre Q est la cause infectieuse la plus fréquemment retrouvée.

Synthèse, extrait de la Plateforme ESA, GDS France (Krystel Gache)

*62-02-29-22-56-35-85-79-86-74-73-03-63-15-43-48-12-81-34-30-11-66-2A-2B-974

FCO : un bilan positif en 2018

En 2018 : 812 foyers ont été déclarés en Europe - France, Grèce, Italie, Espagne, Chypre, Portugal et Suisse - (2017 : 1680).

La plupart ont été signalés en France (619), mais aussi en Italie.

Les troupeaux diagnostiqués étaient porteurs principalement des sérotypes 8 et 4, mais les 1,3 et 16 ont aussi été mis en évidence.

Le sérotype 4 : présent dans tous les pays d'Europe, sauf la Grèce et la Suisse.

Le sérotype 8 : en diminution, bien que présent principalement en France et en Suisse

Le sérotype 1 : présent uniquement en Italie

Le sérotype 3 : détecté dans un premier temps en Sicile en 2017, il est aujourd'hui dans le sud de la Sardaigne

Le sérotype 16 : identifié en 2014 à Chypre, puis en Grèce et en Turquie en 2017, en 2018 il a été détecté en Grèce (8 foyers)

 

* source : La semaine vétérinaire 14/12/18

La peste porcine africaine

La peste porcine africaine est une maladie virale qui ne touche que les suidés (porcs et sangliers) et qui se révèle généralement mortelle (décès dans les 10 jours après l'infection). Il n'existe ni vaccin ni traitement. Elle ne présente aucun danger pour l'homme.

Les symptômes sont les suivants : fièvre, perte d'appétit, manque d'énergie, fausses couches, hémorragie interne et hémorragies visibles sur les oreilles et les flancs.

Originaire d'Afrique et présente depuis près de 5 ans dans plusieurs pays d'Europe de l'Est (Russie,Biélorussie, puis Lituanie, Pologne, Lettonie et Estonie en 2014. Elle a été récemment détectée en Belgique le 13 septembre 2018, à quelques kilomètres de la France.

Un plan d'action a immédiatement mis en oeuvre dans les 4 départements frontaliers (Ardenne, Meuse, Moselle, Meurthe & Moselle). Une zone d'observation renforcée couvrant 133 communes a été ainsi délimitée en bordure de la zone infectée belge. La chasse et les lâchers de grands ongulés ont été interdits et une surveillance active de la faune sauvage mise en oeuvre.

Les Directions départementales de protection des populations sont notamment en charge d'informer les éleveurs des mesures de biosécurité obligatoires en élevage.

 

Extrait :  la Semaine vétérinaire, agriculture.gouv.fr

Des cas de fièvre charbonneuse dans les Hautes-Alpes

Après la découverte de 6 vaches mortes le 28 juin dernier à Montgardin, près de Gap, de nouveaux cas de fièvre charbonneuse ont été déclarés : 23 foyers distincts recensés.

Provoquée par une bactérie "Bacillus anthracis", la maladie cause une mort foudroyante chez les bovins, souvent en moins de 24 heures.

L'animal présente notamment un gonflement abdominal et des hémorragies au niveau des orifices naturels.

La maladie est rare mais non exceptionnelle. Depuis 1999, plus d'une centaine de foyers ont été enregistrés en France, davantage durant les étés chauds qui suivent des périodes de pluies abondantes.

 

Source : revue "La semaine vétérinaire", le 22/08/2018

Tuberculose bovine : nouvelle étude sur le rôle des renards

La Tuberculose bovine est une maladie zoonotique connue chez les bovins. Or elle affecte aussi des espèces sauvages telles que le sanglier, le cerf élaphe, le blaireau et le renard roux, ce dernier considéré comme un cul-de-sac épidémiologique pouvant être infecté mais ne jouant qu’un rôle mineur dans la transmission et donc ne faisant pas partie des espèces visées par la surveillance nationale (Sylvatub).

En 2015, lors d’une initiative ponctuelle menée en Dordogne, dans une zone où la tuberculose est endémique, sur 6 renards piégés, 4 ont été infectés par M. bovis. L’examen n’a révélé aucune lésion ; la maladie a été détectée dans les fecès de tous les renards roux infectés, et pour un seul dans les urines et dans le mucus oro-pharyngé.

L’étude met en exergue qu’il existe un risque réel que les renards roux interagissent avec les animaux d’élevage ; cette espèce étant souvent rencontrée à proximité ou dans les bâtiments d’élevage. Il semblerait donc que leur rôle de réservoir hôte de la bactérie ait été souvent sous-estimé.

Une étude est en cours pour localiser d’autres renards roux dans la zone d’où provenaient les renards infectés, la prévalence de l’infection, les caractéristiques de la pathologie dans cette espèce, et les voies d’exposition et d’excrétion.

Les résultats sont attendus pour la fin de l’année 2018.

Extrait de l’ESA, plateforme de surveillance épidémiologique - 25.05.2018

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